Les mots passent
les mots ne passent pas
On reste à travers
avec la gorge tendue
à écouter entre les lignes
le vent perdu
Les feuilles jonchent au fond des yeux
ce qui murmure et rend frileux
et chaque source s’entend
chaque rêve a son chant

Maintenant il faut passer le pont
et répondre au printemps qui fond
les dernières engelures.

Ton pâle visage tourne la nuit
les lumières tremblent tu pleures et tu ris
Dans tes yeux tombent les larmes
les mots claquent sur ta voile éperdue
et le vent traverse tes bois tes montagnes et tes rues

Il est parti avec ses voyages
le temps d’un orage
le temps d’un grand cri

Maintenant il faut passer le pont
et répondre au printemps qui fond
les dernières engelures.
Livre de 130 pages contenant 85 poèmes originaux de Bruno Gabelier et 60 dessins couleur de Pascal Baudot.

Couverture cartonnée, papier de 150g/m2 , 20 euros

Retour B.Gabelier